systèmes


 


Le Cinéma des sœurs Smith

Comme pour un film à venir d’abord une affiche, puis une vitrine remplie d’accessoires, des images (ou des membres) fantômes, les pièces d’une demeure du XVIIe, leurs doubles emmurées, passées au blanc, une voix off hypnotique, deux sœurs, des seuils, un parc arboré, la Marne en contrebas, une impression d’époque (réactualisée), des indices de corps, quelques murmures modernes, un storyboard en négatif, la performeuse portait des escarpins bleus, des tuilages mentaux, une architecture qui bat en retraite, des conjonctions et l’insaisissable – un cinéma d’intérieur.
• Le Cinéma des sœurs Smith,partie I – une affiche possible
Affiche, impression jet d’encre, 130 x 90 cm
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie II – habitées
Film, vidéo-projection, 12 min
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie III –accessoires/archives
Vitrine, bois, verre, objets divers
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie IV – conférence
Film, vidéo-projection, 9 min
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie V – rythme architectural
Circuit fermé : projection vidéo, caméra
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie V – script
Texte paru dans Le Fil d’argent, juin 2018
• Le Cinéma des sœurs Smith, partie VI – la voix
Casques audio, parcours, un récit possible


Le Cinéma des sœurs Smith, 2018, installation performantielle, Maison d’art Bernard Antonioz

crédits photographiques Aurélien Mole


Systèmes
Dates
Héroïnes
Émission / réception
Matiyasevich’s theorem
Computer scribe
Non classé
Tous projets

Le Cinéma des sœurs Smith
Le Syndrome de Volvo
2064 cent ans plus tard
Soylent system

Le Syndrome de Volvo

Le syndrome de Volvo est une affection fictionnelle qui a pour caractéristique principale de « revenir sans cesse » (du latin, volvo, faire tourner, faire écouler le temps, feuilleter les livres).
Sont par exemple atteints du syndrome de Volvo les criminels revenants sur les lieux du crime, les enquêteurs procédant à des reconstitutions, les voyageurs temporels, les chiens se mordant la queue et, généralement, toute personne qui tourne en rond.
La première action du Syndrome de Volvo a eu lieu à Nancy, en 2008, lors de l’événement Bluesky. Elle a consisté à se faire embarquer à bord d’une Volvo conduite par le fils du propriétaire de la voiture louée pour la soirée, trouvée par le biais d’une petite annonce passée dans le journal local, pour tenter de rejoindre Stockholm.
En 2015, le centre d’art de la Villa Arson fait l’acquisition au nom de l’artiste d’une Volvo d’un modèle proche de celui loué 7 ans plus tôt, une berline de la fin des années 80 de couleur foncée. Elle est exposée pendant trois mois dans la galerie carrée du centre d’art lors de l’exposition L’Après-midi. L’action a consisté à quitter la Villa à bord de la Volvo à la fin de la résidence.


Le Syndrome de Volvo, 2008-2016, série d’actions, durées et lieux variables
Anna et K. (le syndrome de Volvo), 2008, Nancy, nuit vidéo Les Yeux la Nuit, salle BlueSky


2064 cent ans plus tard

L’installation composée de trois espaces-temps prend sa source dans un article pour le Times de l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov. Suite à sa visite de l’exposition universelle de New York de 1964, celui-ci imagine le monde tel qu’il pourrait être 50 ans plus tard : en 2014.

Dans un premier espace, le visiteur prend place dans la Ball Chair, icône futuriste des années 60 créée par Eero Aarnio, afin de visionner une conférence d’Isaac Asimov délivrant ses fameuses prévisions. Mais l’écrivain est en réalité interprété par le poète Joseph Mouton qui, par son jeu légèrement décalé, délivre une vision parallèle de 1964.

Dans le deuxième espace, le visiteur prend place dans la One Chair du designer Konstantin Grcic, au centre d’un plateau de tournage : le visiteur est invité à témoigner face à la caméra de sa propre vision du monde dans 50 ans : en 2064.
 La vidéo est un montage choral entrelaçant les différents entretiens enregistrés durant l’exposition et des extraits de films de science-fiction datant de 1964.

Lors de la première version de l’installation à Clermont-Ferrand, les deux espaces d’exposition, In Extenso et la Permanence, étaient reliés le jour du vernissage par une Opel 1900 datant de 1967. Le chauffeur transportait les visiteurs un par un d’un espace à l’autre. 
Oscillant entre les deux pôles temporels, la voiture futuriste traversait la ville telle une machine à relier 1964 à 2064 – ou, selon le sens de circulation, 2064 à 1964.

Lors de la deuxième version de l’installation à la Villa Arson à Nice, le visiteur prenait place dans la One Chair au centre du plateau de tournage, face à un ensemble de fauteuils de théâtre, pour écouter les prévisions sous forme de pièce sonore. L’installation a été réactivée en novembre 2015 avec les enfants de l’école primaire Saint-Barthélémy à Nice, et donnera lieu à une version performée des prospectives que ces derniers ont élaborées.

(notice A. Rioux et L. Prolonge)


2064 cent ans plus tard, 2014, installation audiovisuelle

Détails :
2064 cent ans plus tard (Joseph Asimov), 2014, vidéo, noir et blanc, HD, son, 27’14’’
2064 cent ans plus tard (The Voyage Out)
, 2014, action, voiture (Opel 1900) avec chauffeur, 3 h
2064 cent ans plus tard (Récits), vidéo, couleur, HD, son ou pièce sonore, 24’

Presse

Voir les vidéos :
2064 cent ans plus tard (Joseph Asimov) from Lidwine Prolonge on Vimeo.


Soylent system

Il est demandé aux spectateurs qui voudra bien entrer seul dans une chambre* pour y vivre «  une expérience un peu particulière  ». La personne est allongée sur une table de praticien, elle visionne au plafond une scène du film d’anticipation Soylent Green, de Richard Fleisher : un vieil homme allongé regarde au plafond et sur les murs les images d’un monde disparu. Ce sont les dernières images qu’il verra, il est en train de mourir. Dehors, sur deux moniteurs, deux images sont diffusées : le visage le vieil homme et le visage du spectateur en train de regarder le visage du vieil homme.
L’installation est fondée sur une circulation des regards, des images et des rôles, avec en point d’orgue la désolidarisation d’un individu de la masse dont il faisait jusqu’ici partie et l’expérience singulière qu’il est appelé à vivre.
*ou une cave pour la deuxième activation


Soylent System, 2007, installation audiovisuelle, 5 h
Présentée lors de l’exposition Appartement n°1 (2006), cité scolaire Gaston Bachelard, Bar sur Aube (19 mars-11 avril 2007)  ; lors de l’exposition Appartement n°3, porte blanche, clef orange à la galerie/appartement Interface, Dijon (19 janvier-8 mars 2008)  ; lors de Supervues, hôtel Burrhus, Vaison-la-Romaine (16, 17 et 18 décembre 2011)

Presse