héroïnes



Le Théâtre de la Villa

Autoportrait pris au retardateur le 26 avril 2015 dans le théâtre de la Villa Arson à Nice, replay de la La Cité de la musique, autoportrait pris au retardateur le 26 avril 2007 à la Cité de la musique à Paris, pendant la visite de l’exposition Replay de Christian Marclay.


Le Théâtre de la Villa, 2015, tirage numérique, 95 x 53 cm


Adolescentes

Portraits d’adolescentes : entrelaçant entretiens, séquences de vie et petites fictions, Adolescentes est un projet à long terme constitué d’une banque de données recueillie auprès d’adolescentes au fil des années.


Adolescentes, 2012-(…), banque de données, couleur, son, durée variable


La Voix humaine

En 2013, le metteur en scène Ludovic Lagarde reprend La Voix humaine et imagine une scénographie particulière pour porter Anna Caterina Antonacci dans ce long monologue où elle incarne seule en scène « Elle », personnage de femme face à une rupture amoureuse douloureuse.
Le public la découvre dans son salon, au téléphone. Au mur, un tableau, inspiré de la célèbre photographie Les Larmes de Man Ray. On comprend que dans cet appartement bourgeois contemporain, il s’agit sans doute de la photographie de la maîtresse de maison immortalisée sur ses propres murs, dans la tradition des galeries de portraits des maîtres des lieux. Au gré de ses allées et venues dans l’appartement blanc, dépouillé, la scène tourne sur un axe, dévoilant d’autres pièces : la chambre, la salle de bain — où elle a tenté de suicider quelques heures auparavant. Dans chaque pièce, un écran diffuse cette image, « Les Larmes d’“Elle” », métaphore de ce à quoi elle ne peut échapper : désespoir, abandon, solitude. Imperceptiblement, l’image change, sans que l’on puisse jamais attraper le moment où elle « bouge ». Lentement, on plonge dans cette image, qui bientôt bascule vers les fantasmes, les angoisses, la psyché de cette héroïne qui s’impriment sur les murs de l’appartement. Les images épousent et à la fois menacent la santé mentale de cette femme, qui vacille tout au long de l’opéra.


La Voix humaine, 2013, vidéo, couleur, muet, 40 min.
Assistant Julian Janeczko
Création pour la tragédie lyrique de Francis Poulenc La Voix humaine, sur une invitation de Ludovic Lagarde, metteur en scène
Livret Jean Cocteau
Avec Anna Caterina Antonacci
Direction musicale, Pascal Rophé
Mise en scène Ludovic Lagarde
Assistant mise en scène Céline Gaudier
Assistant chef d’orchestre, Chef de chant Christophe Manien
Décors Antoine Vasseur
Vidéo Lidwine Prolonge
Assistant vidéo Julian Janeczko
Costumes Fanny Brouste
Lumières Sébastien Michaud
Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Création au Théâtre national du Luxembourg, 20 et 21 février 2013
Reprise à l’Opéra Comique, 17, 20, 23, 26 et 29 mars 2013


Marie Stuart

La vidéo Marie Stuart a été commandée par Anne-Laure Lemaire, metteuse en scène de la Compagnie Nie Wiem, pour le spectacle Louisa Miller (création à Wassy les 27 et 28 janvier 2012). Pour cette pièce inspirée de Cabbale et Amour de Schiller, la metteuse en scène avait choisi de recréer un décor de musée. Pour ce musée, elle m’avait demandé « une vidéo d’art contemporain expérimentale » sur Marie Stuart. Cette vidéo a pris place dans le décor de la scénographe, Blandine Vieillot et est commentée au cours du spectacle par l’un des personnages de la pièce, la guide du musée. C’est donc une fiction.
Cependant, cette vidéo existe à présent de manière autonome, devient une pièce réelle d’un musée, fiction rendue au réel.


Marie Stuart, 2012, vidéo, couleur, son, 21 min. (boucle)
avec Maud Galet-Lalande

Louisa Miller, 2012
Adaptation et mise en scène : Anne-Laure Lemaire
Chants : Eléonore Bovon
Scénographie : Blandine Vieillot
Lumières : Paul Deschamps et Paul Galeron
Vidéo : Lidwine Prolonge
Louisa Miller : Leslie Bernard / Christine Miller : Eléonore Bovon / Catherine Milford : Maud Galet-Lalande / Tante : Sophie Monique Vétier / Ferdinand de Walter : Karim Billon/ Wurm : Aurélien Lorgnier / Le gardien : Fabrice Rappart
Et le Chœur des Visiteurs
Spectacle réalisé en coproduction avec La Forgerie – théâtre du Val de Blaise, avec le soutien de la DRAC Champagne-Ardenne, de l’ORCCA – région Champagne-Ardenne, du Conseil général de Haute-Marne, de la Communauté de communes du Val de Blaise.


Wendy à Walter

Les lettres de « Wendy » à « Walter » sont reproduites, celles de Walter à Wendy non.
Conforme à une correspondance littéraire et amoureuse, elles forment un ensemble d’une centaine de pages d’abord édité en un seul exemplaire sous blister scellé qui constitue l’édition originale.
La vente à un·e collectionneur·euse fut accompagnée d’un protocole : maintenir l’œuvre dans son intégrité (blister intact) ou lire la correspondance.
Dans la deuxième édition, le caviardage permet de conserver l’exclusivité de la lecture et recompose un récit qui emprunte à une autre nature.


Lettres de W à W, 2011, livre 105 pages sous verre, 19,6 x 27 x 7 cm
Exemplaire unique
Collection privée

Wendy à (censure_caviar_coupe), 2012, livre 105 pages, 19,6 x 27 x 7 cm
Tirage sur demande


Trois romances

Une jeune femme déambule entre les œuvres de l’exposition, parmi les spectateurs. Elle porte une robe de cocktail de tenniswoman et une vieille raquette.
Dans l’espace d’exposition, un vidéoprojecteur retransmet en direct l’image d’une machine à écrire sur laquelle un texte en train d’être écrit en direct, s’adressant aux spectateurs.
Jon Bernad, à qui l’exposition est dédiée, part en mission et invite certains spectateurs à mon- ter à bord d’une voiture garée dans une rue adjacente ; il indique à la personne qui l’a accompagné qu’elle doit s’installer sur le siège passager et ouvrir la boîte à gants, pour découvrir ce qui s’y trouve et qui lui appartient dorénavant.


Trois romances, 2011, performance, 5 h
Performance créée le 6 mai 2011 pour l’exposition Sans vous, rien ne se fera, Mains d’Œuvres, Saint Ouen (commissariat Isabelle Le Normand)
Crédits photographiques Tristan Sébenne


L’Illusion de l’avenir

Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle.
La Notte, de Michelangelo Antonioni.

Puisant ses images dans ces deux films, L’illusion de l’avenir entrelace deux tournages, deux temps, deux villes, deux états météorologiques et deux personnages. Mais il y a une seule actrice à l’écran, un seul visage : celui de Jeanne Moreau, l’interprète des deux personnages phares des films de Malle et d’Antonioni. Le tournage de L’Illusion de l’avenir – car il y a bien eu tournage – occulte tantôt ce visage tantôt le décor, par un jeu de caches noirs. À certains instants, des éclipses ont lieu : le visage de « Lidia » éclairé par le soleil de La Notte apparaît dans les plans nocturnes d’Ascenseur pour l’échafaud, le visage de Florence, luisant de la pluie d’Ascenseur pour l’échafaud, apparaît dans les plans diurnes de La Notte.


L’Illusion de l’avenir, 2010, vidéo, couleur, son, 16 min.


Un roman photo

Un roman-photo se déploie à partir d’une série de photographies chinées dans une brocante. Il a pour figure centrale une femme inconnue. La narration s’organise à partir des fantasmes générés par les clichés. Les  dialogues en deviennent les échos et reconstruisent une histoire biographique, parallèle et fictionnelle.

Un roman-photo a été publié dans le numéro 1 de la revue d’art et de culture féministe Pétunia.


Un roman-photo, 2009, roman-photo, 4 pages
Paru dans la revue Pétunia, n°1, p. 61-64
Sur une invitation de Dorothée Dupuis


Persona

Persona est le titre générique pour les performances effectuées pour les projets d’autres artistes, et qui permettent d’expérimenter autrement les rapports performanciels.


 

Persona, 2008-(…)

Performance pour Tout ce qui arrive arrive par l’escalier de Julie Béna, avec Laetitia Pavianni, 14 avril 2011
Puzzle sur scène pour Genius Loci I et Genius Loci II de Céline Domengie, 4 décembre 2010 et 12 mars 2011
Performance dans la pièce Le Sauvage (voir ci-après) de Catherine Redelsperger, mise en scène Anne-Laure Lemaire, avril 2008

Crédits photographiques Marie-Paule Ramez


La Cité de la musique

Autoportrait pris au retardateur le 26 avril 2007 à la Cité de la musique à Paris, pendant la visite de l’exposition Replay de Christian Marclay.


La Cité de la musique, 2008, tirage numérique, 53 x 95 cm
Collection privée


L’infirmière

Jouer l’infirmière dans le Sauvage. En réalité : performer l’Infirmière, tandis que les comédiens jouent. La performance donne lieu en 2014 à la conférence-performance I Miss Wendy, qui relate notamment cette expérience.
Le Sauvage : Un pays frontalier.
Le Sauvage est un diplomate en mission.
L’Enseignant forme le diplomate aux commandements de son pays.
La Dame en rouge est une ancienne résidente de ce lieu.
L’Infirmière, présence oppressante, surveille chaque personnage.
La trame narrative de la pièce, classique à première vue, est détournée par la dimension iconoclaste de la langue, que l’on peut considérer comme le personnage central, et par la vision qu’elle propose de la question difficile de la construction de l’Europe.


Le Sauvage, 2008, pièce de théâtre, 1h. 25 min.
Texte : Catherine Redelsperger
Mise en scène : Anne-Laure Lemaire
Vidéos : Lidwine Prolonge
Comédiens : Ayouba Ali, Gwenaël Fournier, Claire Conan-Vrinat, Lidwine Prolonge
Scénographie et décors : Salvatore Stara
Crédits photographiques Gwenaël Fournier


Boucles bleues

Réalisée quelques années après Boucles noires, la vidéo en est un remake associant les impasses dans lesquelles sont mortes des actrices célèbres et une séquence de l’héroïne « en robe bleue ».


Boucles bleues, 2008, vidéo, couleur, muet, 4 min 19 sec


Anna et K.

Nancy, 13 juin 2O08. Nuit vidéo Les Yeux la Nuit.
Des lettres adressées à « Anna » et à « K. » sont distribuées à certains spectateurs par une jeune femme mutique, en robe et escarpins bleu ciel. Lors de la même nuit, elle part dans une Volvo avec un inconnu rencontré par le biais d’une petite annonce. Elle a l’intention de le prendre en otage jusqu’à Stockholm.
La performance deviendra le Syndrome de Volvo mais elle est également le point de départ d’une correspondance entre les deux personnages qui s’égrène en filigrane lors de chaque performance ou exposition suivante, de façon plus ou moins souterraine selon les circonstances.
Une adaptation sous forme de fiction radiophonique a été réalisée pour la radio DUUU*


Anna & K., 2008-…, correspondance

Anna & K. (Le Syndrome de Volvo #1) a été réalisée le 13 juin 2008 lors de la nuit vidéo Les Yeux la Nuit au sein de l’événement BlueSky à la galerie Lillebonne, Nancy
Partenaires/organisateurs : galerie Lillebonne, Les Yeux de l’Ouïe, [Centre des Rives – Autour de la Terre], Anna Lukianof
Remerciements : les membres de BlueSky, particulièrement Pandore,
et le chauffeur de la Volvo


Anna & K., fiction radiophonique, dix épisodes
Sur une invitation de Julie Béna
Avec les voix d’Anne-Laure Heitz et Xavier Clion
Montage : Hubert Jonasik
Générique : Mercè Ascanio-López
Production : Anna Lukianoff
Diffusion : DUUU*
Remerciements : Julie Béna, Anne-Laure Lemaire, Xavier Clion, Mercè Ascanio-López, Jean-Paul Bagnis

Écouter sur DUUU* : Anna et K.


SCUM

Sur scène : les SCUMs débarquent !
Elles s’emparent de la vidéo comme arme d’invasion. Elles envahissent l’espace télévisuel par le biais de la vidéo sur le mode du piratage. Elles atteignent par ces détours leur cible : un homme seul (elles atteindront également les masses).
Feedback : Les années 70 voient émerger un mouvement de libération de la femme, et la vidéo.
Double naissance, les collectifs féministes s’emparent aussitôt de ce nouveau médium, souple, outil de proximité non alourdi par le chaînage complexe du cinéma, territoire qui n’a pas encore été « pris d’assaut par les hommes ». La pratique de la vidéo a également ce côté expérimental qui sied formidablement bien à leurs idéaux, et qui correspond à l’esprit de cette libération : faire sauter les codes en vigueur.
En 2007 : Que reste-t-il de cette double naissance, comment ont-elles grandi  ? Peuvent-elles se retrouver,  sur scène  ?
SCUM fait dialoguer une auteure sulfureuse, Valérie Solanas, et un auteur qui ne l’est pas moins, Michel Houellebecq, une actrice et un acteur, théâtre et vidéo.


SCUM, 2007, théâtre, 1h. 15 min.
Sur une idée originale d’Anne-Laure Lemaire
Texte : Valérie Solanas, SCUM Manifesto et Michel Houellebecq, L’Humanité, stade second
Conception et mise en scène : Anne-Laure Lemaire
Conception et vidéo : Lidwine Prolonge
Dramaturgie : Guillaume Conan-Vrinat
Comédiens : Gwenaël Fournier et Claire Conan-Vrinat
Scénographie : Salvatore Stara
Lumières : Philippe Briot
Technique : Guillaume Cottret et Vincent Roudaut
Assistant général au projet : Eric Choquet
Production : Nie Wiem – EDON
avec le soutien de la Ville de Langres et de la Ville de Dijon
Partenaires : Château de Faverolles, EDEC, Autour de la Terre, Compagnie Humbert, Grange Rouge, Conservatoire National de Région de Dijon


Boucles noires

Réalisée avec un script scanné et une séquence de film de quelques minutes, la vidéo retrace les impasses dans lesquelles s’aventure une héroïne « en robe rouge ».


Boucles noires, 2006, vidéo, couleur, muet, 4 min 19 sec


Soylent Strawberry

Au rythme d’une bande son – un enregistrement du texte de Joris Karl Huysmans, Sainte Lydwine de Schiedam – , une jeune femme maigrelette reproduit en direct les mouvements du personnage du film projeté derrière elle, une jeune femme enceinte.


Soylent Strawberry, 2006, performance,
21 min.
Actrice : Claire Conan-Vrinat / Voix : Anne-Laure Lemaire
Créée le 18 juin 2006 au Syndicat Potentiel, Strasbourg, réactivée le 11 juin 2007 à l’espace Brochage Express, Paris

Presse