émission / réception



Black Glovebox #128

Une fête à la Villa Arson.
Prélever un spectateur.
L’emmener jusqu’à la galerie provisoire, à mon bureau.
Déployer deux récits :

  • contourner une interdiction à performer en explorant les impasses de la Commission européenne
  • tirer dans un espace d’exposition

Exposer l’équation : comment contourner une interdiction liée à une loi ?
Inviter le spectateur à proposer une résolution.
Prendre en note.


Black Glovebox #128, 2015, performance, 4 h.
Performance créée le 19 février 2015, Galerie provisoire, Villa Arson, Nice


Oblique Travellers #3 (Café de Paris)

Cabaret Hors Champ, café Oberkampf, Paris, 26 octobre 2012.
Devant une assemblée d’une centaine de personnes, dans la tradition du cabaret, le «  numéro  » exécuté consiste à délivrer à l’assistance un récit hypnotique, à lui faire revivre des performances antérieures, à la plonger dans un autre lieu, un autre temps, dans un time travel psychologique.


Oblique Travellers #3 (Café de Paris), 2012, performance, 15 min.
Créée le 26 octobre 2012 lors du cabaret Hors Champ, café Oberkampf, Paris
Crédits photographiques Charlotte Gonzalez


Oblique Travellers #1 (Pourquoi les rats)

Événement Perforama, Beauchery Saint-Martin,1er septembre 2012.
Six invités choisis sont emmenés par une jeune fille mutique jusqu’à une maison abandonnée au cœur du village où la résidence Suddenly, last summer a eu lieu. Ils entrent et s’installent sur six chaises prévues à cet effet. L’artiste leur demande de fermer les yeux et leur délivre un récit construit en direct à partir des archives de performances antérieures et de bribes de ce qu’il se passe ici et maintenant. Après ce time travel psychologique, lorsqu’ils ouvrent les yeux, ils constatent que dans le fauteuil à l’entrée se trouve désormais une petite fille. Ils sont ensuite raccompagnés par celle-ci, mutique, jusqu’à leur point de départ.


Oblique Travellers #1 (Pourquoi les rats), 2012, performance, 25 min.
Créée le 1er septembre 2012 lors de Perforama, journée de restitution de la résidence Suddenly, Beauchery Saint-Martin
Crédits photographiques Céline Ahond


Mort Écho Crime Heure Histoire (MECHH)

Exposition La BBC invente le murmure d’ambiance, Paris, 15 janvier 2011.
Dans une installation recomposant un bureau, à l’écart des autres œuvres, des spectateurs sont reçus un par un. Ils peuvent choisir le sujet de l’entretien, qui se rapporte à cinq performances qui ont eu lieu précédemment : la mort (L.M.D., Issy), l’écho (Les échos, Paris), le crime (Les Silencieux, Reims), l’heure (Les montres infidèles, Bruxelles), l’histoire (Que sera 1939 ?, Marseille),.
Lorsque l’invité a choisi, l’artiste réactive les procédures liées à chacune d’entre elles. Elle expérimente également de nouveaux procédés  ; l’une des invitées, inconnue avant l’entretien, part ainsi en mission dans la salle d’exposition, et exécute une série de gestes très précis devant les personnes présentes.


Mort Écho Crime Heure Histoire (MECHH), 2011, performance, 5h.

Créée le 15 janvier 2011 pour l’exposition La BBC invente le murmure d’ambiance, galerie LMD, Paris, sur une invitation de Julie Béna
Crédits photographiques Céline Domengie


Les échos

Exposition La BBC invente le murmure d’ambiance, Paris, 14 décembre 2010.
Dans une installation recomposant un bureau, à l’écart des autres œuvres, treize spectateurs sont reçus sur invitation. La porte se referme, l’artiste leur offre un verre d’alcool qu’elle a ramené de Bulgarie. Un entretien a lieu. Des notes sont prises sur une machine à écrire automatisée dont le cliquètement bruyant rend difficile la conversation. Celle-ci porte sur des énigmes sonores.


Les échos, 2010, performance, 3h.

Créée le 14 décembre 2010 pour l’exposition La BBC invente le murmure d’ambiance, galerie LMD, Paris, sur une invitation de Julie Béna
Crédits photographiques Céline Domengie


Que sera 1939  ?

Festival ActOral, Marseille, 12 octobre 2010.
La performance se déroule selon un scénario élaboré à partir de deux livres : Les Documents diplomatiques français, 1938-1939, et un livre d’astrologie et de prédictions datant de 1938. L’artiste est le liant, le guide, qui active au fur et à mesure différents éléments à sa disposition (décor, objets, animal, humains) et des dispositifs techniques et performatifs (films, disques, lecture, distribution de lettres, etc.). L’un des enjeux de la performance est de transposer les spectateurs à la veille d’une guerre, où tout serait encore possible, où tout se noue dans un point historique précis, et cependant déjà-écrit.


Que sera 1939 ?, 2010, performance, 40 min.

Créée le 12 octobre 2010 à Montévidéo, Marseille, pour le festival ActOral, sur une invitation de Triangle France (Dorothée Dupuis)
Crédits photographiques Ksenia Khashkovskaya


LMD (La mort en direct)

Exposition La Blastula, Issy-Les-Moulineaux, 10 septembre 2010
Dans la chapelle de l’Espace Saint Sauveur, un piano à queue devient un bureau sur lequel j’ai installé les objets nécessaires à la réalisation de la performance : la montre de la performance Les montres infidèles, filmée et projetée sur les arcades  ; des lettres (suite de la correspondance entre Anna et K.)  ; une machine à écrire, du papier de deuil. Je prends en note sur ledit papier les réponses des spectateurs à la question  : «  À quelle heure préféreriez-vous mourir  ?  »


LMD (la mort en direct), 2010, performance, 3h.

Créée le 10 septembre 2010 à l’Espace Saint Sauveur, Hôpital Corentin Celton, Issy-Les-Moulineaux
Crédits photographiques Céline Domengie


Les montres infidèles

Public School, Bruxelles, 27 novembre 2009.
Le cours performé a pour objectif de démontrer que «  les montres sont infidèles tant que nous sommes vivants, inutiles lorsque nous avons trépassé, exactes à l’heure de notre mort.  »


Les montres infidèles, 2009, performance, 45 min.

Créée le 27 novembre 2009 pour la Public School de Bruxelles, sur une invitation de Komplot et du Commissariat (Damien Airault)
Crédits photographiques Félicia Atkinson


Les Silencieux

Exposition Muted, Reims, 23 mai 2009.
Je déambule dans l’exposition et demande à certains visiteurs de venir à mon bureau, installé dans l’espace. Je leur demande : «  Si vous étiez amenés un jour à commettre un crime par arme à feu, qu’imagineriez-vous pour couvrir le bruit de la détonation ?  »
Plus tard dans la soirée, j’invite six personnes dans l’espace de l’exposition, clos pour l’occasion, et leur demande de signer un contrat me délivrant de toute responsabilité en cas de dommage, avant de sortir un revolver de son étui et de tirer sous les yeux des cinq témoins ayant accepté de signer.


Les Silencieux, 2009, performance, 4 h.

Créée le 23 mai 2009 lors de l’exposition Muted au centre culturel Saint Exupéry, Reims  ; commissariat Florence Dérieux(FRAC Champgane-Ardenne)
Crédits photographiques Julian Janeczko


Mute Juke-box

À la demande de l’artiste, certaines de ses connaissances ont dressé la liste des musiques qu’elles écoutaient lorsqu’elles étaient adolescentes – entre douze et dix-huit ans précisément.
Les listes sont glissées dans les fins tiroirs d’un meuble d’administration.


Mute Juke-box, 2007, installation (meuble, lampe, feuilles dactylographiées sur machine à écrire Royal)

Collection Frac Champagne-Ardenne


Conversation n°5

Auditorium du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, 22 novembre 2007.
Sur scène, un tourne-disque, une bureau et une chaise, un écran.
Sortir d’une porte en fond de scène (le local du compteur).
Mettre un disque.
« The Beginning is a very delicate time », introduction de la BO du film Dune, de David Lynch.
S’asseoir au bureau.
Sur l’écran : un personnage, le même que sur scène, robe grise, cheveux attachés, entame un dialogue.
Sur scène, son double lui répond.
Le dialogue est une adaptation d’un extrait de Dune, de Frank Herbert.
Il oscille entre conversation, intimation et interrogatoire.


Conversation n°5, 2007, performance, 8 min
Performance créée le 22 novembre 2007 à l’auditorium du MAMCS lors de la soirée Les Machines Désireuses II (Commissariat Dorothée Dupuis)


ALM

Protocole d’ALM  : mise à plat du contexte = lieu (de l’exposition) + temps (journal daté du jour de la performance) + état subjectif de l’interprète (artiste ou autre), donnant lieu à une action ou à une chronique écrite en temps réel.

Action, gare de Bezannes, 2007.
Dans un hall de gare, les détails des voyages de personnes descendant des trains sont pris en note puis retranscrits sous forme de prédictions sur des bristols. Ces cartes sont distribuées le lendemain à d’autres voyageurs prenant leur train.

Le comédien Jacques Bonnafé a également interprété ALM lors d’une soirée à Châlons-en-Champagne.


ALM, 2007-2009, performance, durée et composition variables

Présentée à l’Artothèque éphémère, gare TGV de Bezannes, 2007  ; au Conseil régional de Champagne-Ardenne, Châlons-en-Champagne, 2008  ; musée des Beaux-Arts de Troyes (avec Jacques Bonnafé), 2008  ; Commission européenne, Bruxelles, 2009


Réalités mutantes

Edwina Hoël, Lidwine Prolonge et les membres de L’Agence, lycéens, construisent ensemble le script d’une performance et la réalisent à deux reprises : Edwina Hoël réactive l’une de ses performances, Les Criquets. Autour d’elle, assis à des bureaux métalliques, les autres performeurs retransmettent par médias interposés (téléphone, caméra, machine à écrire, mégaphone…) leur description de la performance, tandis que les spectateurs déambulent parmi le dispositif.


Réalités mutantes, avec Edwina Hoël et L’Agence, 2007, performance

Créée le 12 avril 2007 à la cité scolaire Gaston Bachelard, Bar sur aube, avec Edwina Hoël et les membres de L’Agence (Coralie, Julian Janeczko, Meryl Simonnot, Adrien Verpillat, Lola Drubigny)


Le Bureau d’Anna

Après un tirage au sort truqué, certains spectateurs sont reçus un par un dans un bureau installé dans un ascenseur. Un protocole inspiré de ceux de l’administration française est établi : production de tickets, rendez-vous donnés la veille, impossibilité de quitter le bureau sans certains documents, etc. Il est demandé à la personne de s’identifier et d’authentifier un certificat en apposant un tampon sur la feuille tendue. Il lui est alors remis le duplicata du certificat, sur lequel figure son anagramme en guise de nom et prénom.


Le Bureau d’Anna, 2006, performance, 4 h.
Créée le 18 mars 2006 au centre pour l’Enfance de Tinqueux
Crédits photographiques Séverine Hubard


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BB

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